30 août 2006
Réminiscence de l’électro pop

Broadcast “The Future Crayon”
Il y a un an paraissait sur le label Warp, qu’on ne louera jamais assez pour tout le bonheur qu’il génère, “Tender Button”, troisième album du groupe devenu duo Broadcast. Les deux artistes James Cargill et Trish Keenan viennent de sortir “The Future Crayon” qui compile les innombrables titres et errances sonores ivres de beauté que les mêmes auteurs ont composés ces dernières années en marge de leurs albums. On retrouve la même liesse d’expérimentations électro-pop qui leur sont chères, mêlées à davantage d’audace et de liberté qui nous emmène au large des sentinelles de la pop !
11:29 Publié dans Loisirs/Culture, Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
29 août 2006
Extrêmement fort et incroyablement près, poignant roman-concept
Exercice casse-gueule par excellence, le roman-concept peut engendrer le meilleur comme le pire. On se souvient encore de l’enthousiasme déclenché, il y a quatre ans, par la publication française de La maison des feuilles, dans lequel l’auteur, Mark Z. Danielewski, avait choisi une construction graphique du texte particulièrement innovante, mais pas forcément aisée pour le lecteur…
Cette rentrée paraissent deux opus originaux. On passera vite sur Ars grammatica (Allia), malheureuse tentative du mathématicien David Bessis de construire un récit sensoriel en reliant quelques mots par des bulles. Plus intéressant par contre, c’est peu dire, est Extrêmement fort et incroyablement près, le nouveau roman du jeune prodige de la littérature américaine, Jonathan Safran Foer.
28 août 2006
Des serpents dans l’avion, et pas grand chose sous le capot

Toutes les grands-mères vous le diront : le curiosité est un vilain défaut. Telle est la réflexion que je me suis faite alors que le générique de fin défilait sur l’écran. Le film qui précédait ? Des serpents dans l’avion, traduction littérale de Snakes on a plane, le titre original. La précision est d’importance, elle est même la raison majeure qui m’a conduit devant le film, qui sort mercredi en France.
17:10 Publié dans Critiques cinéma, Loisirs/Culture | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
27 août 2006
Supplément au roman national, tiède brûlot
C’était prévisible, et ça n’a pas manqué : les émeutes des banlieues et, dans une moindre mesure, la course aux présidentielles de 2007 sont au cœur des fictions de cette rentrée littéraire. Avec des bonheurs variables, les écrivains ont souvent glissé des personnages fictionnels dans leurs œuvres. Dans ce contexte, il fallait un livre dévastant tout sur son passage. Supplément au roman national serait donc celui-ci, en annonçant la couleur dès son titre : un livre froid, tirant à vue sur les personnages publics, les politiques, et s’installant dans le vide qui les séparent des « invisibles », auquel ce « roman d’amour » est dédié.
13:00 Publié dans Livres, Loisirs/Culture, Rentrée littéraire 2006 | Lien permanent | Commentaires (34) | Envoyer cette note | Tags : Rentrée littéraire 2006, Supplément au roman national, Jean-Eric Boulin, Editions Stock, Culture Café
25 août 2006
Le script, brillant retour aux sources de "l’entertainment"
« Le soleil qui illumine le monde se lève à Los Angeles » : la première phrase du nouveau roman de Rick Moody, Le script, nous entraîne dans la course folle du soleil autour du globe. Ces quelques mots inaugurent un prologue de vingt pages à l’inspiration biblique, sournoisement titré « Générique de fin ». C’est le premier tour de force littéraire d’un ouvrage qui en contient beaucoup d’autres. Cette entrée en matière décrit de la manière la plus poétique qui soit le matériau même du livre, la description des origines de « l’entertainment » de masse, le cinéma et la télévision, dans la ville des Anges avant de gagner via la mondialisation des médias visuels le monde tout entier.
15:55 Publié dans Livres, Loisirs/Culture, Rentrée littéraire 2006 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Rentrée littéraire 2006, Le script, Rick Moody, Editions de l'Olivier, Culture Café
24 août 2006
La nouvelle vague de l’été... les rumeurs de la rentrée

Nouvelle vague "Bande à part"
Coté nouvelle vague musicale il y a... Nouvelle Vague qui vient de sortir “Bande À Part” il y a deux mois, clin d’œil à un cinéma d’avant-garde... Pourtant, rien de très cinématographique si ce n’est ce même ton irrespectueux dans cette façon insolente et nonchalante de reprendre des titres pour la plupart new wave et post-punk des années 80 parfois devenus cultes !
15:05 Publié dans Loisirs/Culture, Musique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
23 août 2006
Citizen dog et Taxidermie sortent enfin en France… bien timidement

Juste un mot pour attirer votre attention sur la sortie aujourd’hui dans les salles françaises de deux films particulièrement chers à Culture café : Citizen dog et Taxidermie. Ecrasés par les trois mastodontes du jour, Monster house, La jeune fille de l’eau et Selon Charlie, programmés dans environ 400 salles chacun, secondés par la Palme d’or grabataire Le vent se lève (242 salles), Citizen dog (dont j’avais largement parlé ici) et Taxidermie doivent se contenter d’environ 15 salles chacun. Rappelons que ce dernier film, signé du réalisateur hongrois György Pálfi est, tout comme son précédent long métrage Hic, un très étrange conte noir prenant pour personnages principaux trois générations d’hommes qui poursuivent chacun des obsessions extrêmes (consultez son très original site officiel).
Ces deux films peuvent contenter toute la famille : Citizen dog est un grand film familial hors normes, tandis que Taxidermie, interdit aux moins de 16 ans, est de par la nature extrême de ses images strictement réservé aux adultes. Bonnes toiles !
12:02 Publié dans Cinéma, Loisirs/Culture | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
22 août 2006
La jeune fille de l’eau entraîne Shyamalan dans sa noyade

Je l’avoue bien volontiers : je n’ai jamais vraiment goûté le cinéma de M. Night Shyamalan, et trouve même parfois ridicules les emportements de ses fans les plus extrêmes. Néanmoins, je visionne scrupuleusement chaque film du réalisateur, dans l’espoir d’une révélation tardive mais bien réelle. C’est donc dans un esprit d’ouverture que j’ai découvert son dernier opus, La jeune fille de l’eau, qui sort demain en France. Et bien la révélation tant espérée ne sera pas pour cette fois-ci, loin de là. Ce septième long métrage est probablement le chant du cygne du système mis au point par ce metteur en scène surévalué, dont les roublardises savamment enrobées dévoilent enfin leur vrai visage. Et l’on comprend alors mieux pourquoi, devant ce scénario, les cadres du studio Disney, qui produisait Shyamalan depuis Sixième sens, ont prié le réalisateur de faire ses valises pour un autre major (Warner Bros, en l’occurrence).
16:50 Publié dans Critiques cinéma, Loisirs/Culture | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
21 août 2006
Dieu Jr., quand le jeu vidéo gagne une dimension mystique
Jusqu’à aujourd’hui, l’inclusion du jeu vidéo dans un processus littéraire relevait, au mieux, de la coquetterie branchée d’auteurs souhaitant sortir de la routine narrative établie. A l’exception de Corpus simsi, étonnante variation stylistique due à Chloé Delaume, peu de livres adoptant ce processus pouvaient se targuer d’être mémorables. Qui aurait dit que Dennis Cooper, institution de la littérature underground américaine, allait à 50 ans passés se lancer lui aussi dans l’exercice ? C’est pourtant la surprise que nous réserve son nouveau roman, Dieu Jr., qui donne une dimension toute nouvelle au potentiel littéraire de l’univers des jeux vidéo.
16:35 Publié dans Livres, Loisirs/Culture, Rentrée littéraire 2006 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Rentrée littéraire 2006, Dennis Cooper, Dieu Jr., Dieu Junior, Editions P.o.L., Culture Café
20 août 2006
La science des rêves, féerique autobiographie de Michel Gondry

J’ai déjà souvent exprimé ici ma passion pour l’univers du cinéaste Michel Gondry, et avoué que La science des rêves était l’un de les films que j’attendais le plus en 2006. Le réalisateur présente en effet ce nouveau long métrage comme grandement autobiographique. Quelque peu échaudé par l’accueil critique plus que mitigé réservé par la presse au film, c’est non sans une certaine appréhension que j’ai découvert le film aujourd’hui. Verdict imparable : la plupart des journalistes de cinéma ne comprennent décidément rien à rien !!
20:05 Publié dans Critiques cinéma, Loisirs/Culture | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note





















