« Avatar day, les salles françaises ! | Page d'accueil | Les veilleurs, magistral thriller onirique »
06 août 2009
Les cinq livres de la rentrée littéraire que vous attendez le plus

Comme chaque année, nous vous avons demandé quels étaient les cinq livres de la rentrée que vous lirez en priorité. Les résultats, que vous allez découvrir ci-dessous, sont surprenants, mais tentent à conforter l’appétit actuel pour la lecture. Entre livres difficiles et best-sellers en puissance, votre Top 5 fait la part belle à trois pavés de plus de 600 pages. Place aux résultats.
1. Le jeu de l'ange de Carlos Ruiz Zafon
A la surprise générale, le cinquième roman de l’auteur catalan Carlos Ruiz Zafon arrive largement en tête de ce classement. Il faut dire que ce roman gargantuesque de près de 700 pages est le deuxième volet d’un best-seller mondial, L’ombre du vent. Le livre, qui bénéficiera d’une mise en place de près de 200 000 exemplaires, devrait donc être un des succès de l’année pour Robert Laffont.
Présentation de l’éditeur : « Dans la turbulente Barcelone des années 1920, David, un jeune écrivain hanté par un amour impossible, reçoit l’offre inespérée d’un mystérieux éditeur : écrire un livre comme il n’en a jamais existé en échange d’une fortune et, peut-être, de beaucoup plus… Mais du jour où il accepte ce contrat, une étrange mécanique de destruction se met en place autour de lui, menaçant les êtres qu’il aime. En monnayant son talent d’écrivain, David aurait-il vendu son âme au diable ? Pour reprendre sa liberté, il puise ses forces dans la Barcelone envoûtante du Cimetière des livres oubliés, où se côtoient des êtres abandonnés de l’humanité mais aussi les personnages attachants, uniques, puissants, à l’image ce ceux qui ont fait de L’Ombre du vent un immense succès international. »
Traduit de l’espagnol par François Maspero, Editions Robert Laffont, 680 pages, 22€. Parution le 20 août.
2. Le livre des violences de William T. Vollmann
Pas de surprise pour contre pour le classement de l’ouvrage événement de William T. Vollmann, resté pendant plusieurs jours à la première place. Attendu depuis de nombreuses années par les amateurs de littérature anglo-saxonne, Le livre des violences est, rappelons-le, la traduction de la “version abrégée” de Rising up, rising down, la titanesque enquête sur la violence menée par l’auteur de Central Europe. L’ouvrage était paru en sept tomes chez McSweeney’s en 2003, et les lecteurs n’osaient plus attendre une parution en France.
Présentation de l’éditeur : « Œuvre majeure de William T. Vollmann, résultat de deux décennies de lectures, de recherches et de voyages, Le Livre des violences - d'abord publié aux États-Unis en sept volumes - constitue une somme sans équivalent sur la violence, son histoire, ses justifications. La première partie, « plus théorique et générale », s'emploie - à travers de très nombreux exemples de figures historiques ou contemporaines - à « catégoriser éthiquement la violence ». La seconde partie présente êtes études de cas, dont Vollmann a été le témoin, en divers endroits de la planète (ex-Yougoslavie, Malaisie, Somalie...). Par leurs exceptionnelles qualités narratives et descriptives, ces chapitres s'inscrivent pleinement dans son œuvre littéraire. Enfin, dans son chapitre crucial sur le « Calcul moral », mobilisant toutes les ressources à sa disposition,! William Vollmann entreprend de répondre à la principale question que pose ce livre : dans quels cas le recours à la violence est-il - ou non - justifié ? Le Livre des violences a constitué lors de sa parution, en 2003 aux États-Unis, un extraordinaire événement éditorial et critique. »
Traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Jean-Paul Moulon, Editions Tristram, 960 pages, 35€. Parution le 10 septembre.
3ex æquo. Les veilleurs de Vincent Message
Depuis trois ans que nous effectuons ce sondage, jamais un premier roman n’avait réussi à se placer dans le Top 5. C’est dire la réputation qui précède le texte inaugural de Vincent Message. Et pour cause : à 26 ans, l’auteur signe une plongée magistrale dans la perception de la réalité, et ses implications dans la société. Une réussite rare dans la littérature pour ce roman, sur lequel nous reviendrons très bientôt.
Présentation de l’éditeur : « « On en revient donc aux faits : je me suis trouvé mêlé à une affaire de meurtre. Par un beau matin de février, un peu froid mais lumineux, je suis descendu dans la rue armé d’un pistolet, et j’ai tué trois personnes. C’étaient apparemment des gens que je ne connaissais pas, et qui ne m’avaient rien demandé. » Oscar Waldo Andreas Nexus est condamné à perpétuité, puis transféré à la clinique Bentlam et placé sous la surveillance du docteur Joachim Traumfreund. L’affaire semble classée, sauf pour Samuel Drake, le gouverneur de la région de Regson, dont la maîtresse a trouvé la mort dans la fusillade. Pour lui, Nexus n’a été que l’instrument de gens qui voulaient lui porter un coup, l’affaiblir à un moment décisif et l’empêcher d’être réélu. Convaincu d’un complot politique, il charge Paulus Rilviero d’en apprendre un peu plus. Ce dernier a la discrétion pour seule consigne. Ici, le suspense est permanent, tant Vincent Message s’est forgé une écriture élégante et précise, où se mêlent la force de l’imagination et le poids du réel. Habile à multiplier les points de vue, à alterner les récits et à croiser les différences, l’écrivain électrise, et c’est véritablement du grand art. Les Veilleurs s’impose comme l’un des plus stupéfiants romans de cette rentrée. »
Editions du Seuil, 690 pages, 22€. Parution le 20 août.
3ex æquo. Un roman français de Frédéric Beigbeder
On se rappelle que la parution en juin d’Au secours, pardon n’avait pas porté chance à Frédéric Beigbeder. L’auteur devrait retrouver les grâces du public avec ce nouveau livre, par ailleurs beaucoup plus réussi. Lire notre critique.
Présentation de l’auteur : « L'idée de ce livre m'est venue le 20 janvier 2008, quand j'étais en garde à vue au commissariat du 8ème arrondissement de Paris. Pour oublier ma claustrophobie, je me suis réfugié dans le pays perdu de mon enfance. Je croyais avoir tout oublié, et puis…petit à petit, un monde m'est apparu. Je suis le fils d'une aristocrate limousine et d'un riche héritier américano-béarnais; mon enfance fut marquée par leur divorce en 1972. Mon paradis c'est la plage de Cénitz à Guethary, le parc de la Villa Navarre à Pau, la colline du château de Vaugoubert à Quinsac, les reflets verts des avenues de Neuilly et des allées du Bois de Boulogne : c'est un monde révolu. La France dans laquelle j'ai grandi n'avait rien à voir avec celle d'aujourd'hui, je la décris sans nostalgie, comme une contrée imaginaire, comme si mon passé était une fiction. Il m'a semblé redécouvrir quelque chose ou quelqu'un, une époque, une famille, un pays, mais je peux me tromper, je n'ai pas le recul nécessaire. Après avoir écrit un roman qui se passait en Amérique et un autre qui se déroulait en Russie, je voulais sans doute rentrer chez moi ; c'est souvent le cas des gens qui sont enfermés dans une cellule. Bizarrement, depuis vingt ans que je publie des livres, je n'avais jamais parlé de mon passé. J'attendais peut-être, pour écrire Un roman français, de ne plus pouvoir faire autrement. Ou alors c'est plus grave : mon utopie est derrière moi. » F.B.
Editions Grasset, 290 pages, 18€. Parution le 19 août.
5. Le voyage d’hiver d’Amélie Nothomb
Depuis Ni d’Eve ni d’Adam, Amélie Nothomb n’avait pas signé de texte réussi. Pourtant, l’attente générée par chacun de ses nouveaux romans ne faiblit pas. Peut-être grâce au mystère qui les entoure. Levons donc un coin du voile : comme souvent en un récit bref, Amélie Nothomb nous plonge dans la tête d’un homme qui s’apprête à faire exploser un avion au départ de Roissy-Charles de Gaulle. Si l’on ne sait rien ou presque de lui, nous allons découvrir qu’une rupture est à l’origine de cette folle décision.
Présentation de l’auteur : « Il n’y a pas d’échec amoureux.» Amélie Nothomb
Editions Albin Michel, 135 pages, 15€. Parution le 19 août.






















Commentaires
Le Nothomb, à 15 Euros les 135 pages - qui plus est écrit gros - ça fait cher pour ses textes qui sont davantage des nouvelles que des romans, je trouve.
Ecrit par : g@rp | 06 août 2009
Écrire un commentaire
NB : Les commentaires de ce blog sont modérés.