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11 juillet 2009
Les éditions Au diable Vauvert offrent leur collection poésie en téléchargement
Lancée en mars dernier sans tambour ni trompette, la collection VO.X de l’éditeur gardois Au diable Vauvert a pour ambition pour de publier une poésie moderne, urbaine, aux voies décalées. Les trois premiers (et seuls) titres, sortis en librairie au prix record de 5 €, sont aujourd’hui disponibles en téléchargement gratuit sur le site de l’éditeur. Un acte courageux pour un genre aux ventes d’ordinaire microscopiques, et dans un climat pas vraiment favorable à la publication numérique.
Voici une rapide présentation des titres proposés :
Mines de cristal
Considéré comme le « Jacques Brel black », l’auteur d’origine malienne Oxmo Puccino, 35 ans, a d’abord fait ses armes dans le rap et le hip hop. Après plusieurs albums en solo ou collaboration, il se fait un nom dans le milieu et marque son époque. Le livre Mines de cristal regroupe ses textes les plus marquants, dans une langue qui claque et frappe là où ça fait mal.
Les soliloques du pauvre
Premier texte du poète Jehan Rictus (1867-1933), de son vrai nom Gabriel Randon, Les soliloques du pauvre était indisponible depuis de nombreuses années. Populaire dans les cabarets parisiens à la fin du XIXè siècle, l’auteur est à ses débuts attiré par une idéologie anarchiste, mais s’en éloigne, et sera à la fin de sa vie favorable au retour de la monarchie.
Accompagné d’une longue introduction de la scénariste et écrivain Cécile Vargaftig (auteur du roman Fantomette se pacse, également publié au Diable), le livre permet aux jeunes générations de se replonger de le travail de celui qui fut le premier à populariser le terme “poilu”, repris comme on le sait par les soldats de la grande guerre.
Basketville
Artiste multiple de 21 ans, Félix Jousserand est l’un des pionniers de la scène française du slam. Après plusieurs disques, il se lance sur scène et sur les planches, et participe en 2007, aux cotés ntamment de Grand corps malade et Céline Robinet au livre/CD Blah ! : Une anthologie du slam, paru chez Florent Massot.
Basketville est un recueil de textes sur les banlieues, dans lesquelles « on circule à pieds parce que les voitures reposent sur des parpaings », et où les baskets sont autant monnaie d’échange que symbole de la société de consommation. Dans une forme très libre, le texte emprunte aussi bien le phrasé SMS que de longs monologues.
12:47 Publié dans Internet, Livres | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : eidtions au diable vauvert, mines de cristal, les soliloques du pauvre, basketville























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