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25 avril 2009

Cannes 2009 : dix bonnes surprises de la sélection

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On avait envisagé la présence de Michael Mann, Jean-Pierre Jeunet, Jim Jarmush, Sylvain Chomet, ou encore les maîtres Martin Scorsese, Terence Mallick et Francis Ford Coppola (qui fera finalement l’ouverture de la Quinzaine). Au final, aucun de ces cinéastes n’est présent dans la première liste des 53 films sélectionnés pour le 62è festival de Cannes (en attendant les probables ajouts ou “ajustements” diplomatiques). Mais ces absences n’entachent en rien la qualité de cette sélection, probablement l’une des meilleures depuis longtemps. Outre les habitués et souvent palmés, le comité a ajouté de nombreux films inattendus, dont nous présentons ici dix titres que nous suivrons attentivement.


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Panique au village

Un film de Vincent Patar et Stéphane Aubier avec les voix de Benoît Poelvoorde, Frédéric Jannin, Bouli Lanners, Jeanne Balibar. Belgique, 1h15. (Séance de minuit)

 

Loin de la 3D numérique de Pixar qui fera l’ouverture, Panique au village est le représentant parfait de l’animation traditionnelle où règnent carton pâte et pâte à modeler. Vieux routiers de l’animation belge, Vincent Patar et Stéphane Aubier adaptent ici leur série éponyme, diffusée sur Canal+ entre 2000 et 2002.

Dans une tranquille bourgade champêtre, Cheval, Cowboy et Indien vont de catastrophe en catastrophe. Un anniversaire raté fait disparaître leur maison, qu’il faut reconstruire coûte que coûte. Mais l’événement attirent les villageois, qui vont entrer en guerre contre ces représentants égarés de l’Ouest. La sortie dans nos salles est prévue pour octobre.
Voir la page vidéo du film.

 

 

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Un prophète

Un film de Jacques Audiard avec Tahar Rahim, Niels Arestrup, Maeva Blue. France, 2h35. (Compétition)

 

Attendu depuis plusieurs mois, le cinquième long métrage de Jacques Audiard est en lui-même une des meilleures surprises de la sélection. Entouré d’un épais secret, de nombreuses rumeurs avaient en effet mis en doute sa présence. Cette première sélection du réalisateur permettra à ses très nombreux fans de découvrir ce nouveau film qui promet d’être explosif, quatre ans après le génial De battre mon cœur s’est arrêté. Audiard signe ici sa première collaboration avec le scénariste Abdel Raouf Dafri, auquel l’on doit le diptyque Mesrine.

A dix-huit ans, Malik El Djebena (Tahar Rahim, dont c’est le premier grand rôle) est illettré. Il est condamné à dix de prison. Rapidement, le jeune homme tombe sous la coupe de gangsters corses. Mais après avoir été exécuté leurs basses besognes, Malik devient peu à peu un fidèles allié du gang. En parallèle et en secret, il développe son propre réseau… Le film sortira le 26 août.

 

 

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Jusqu'en enfer

Un film de Sam Raimi avec Alison Lohman, Justin Long, David Paymer, Lorna Raver. Etats-Unis, 1h39. (Séance de minuit)

 

Découvert au Marché de Cannes en 1982 avec Evil Dead, la séance de minuit de Jusqu’en enfer est un symbole pour de nombreux festivaliers. Le film s’annonce en effet comme le retour de Sam Raimi à l’horreur pure. La présence sur le tapis rouge du réalisateur n’est cependant pas une première, puisqu’il avait présenté en 1995 le western Mort ou vif.

Christine (Alison Lohman, dans un total contre-emploi) est une jeune femme menant une vie parfaite. Experte en prêt immobilier, elle est néanmoins perçue comme trop conciliante avec ses clients. Afin de faire plaisir à son supérieur, elle refuse le dossier d’une vieille femme mystérieuse. Mal lui en prend : sa cliente a le pouvoir de communiquer avec les forces occultes, et va précipiter Christine dans les entrailles de l’horreur et la souffrance. La sortie mondiale du film est prévue dans la foulée de Cannes, le 27 Mai en France.
Voir la bande-annonce.

 

 

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Thirst, ceci est mon sang

Un film de Park Chan-wook avec Song Kang-Ho, Shin Ha-Kyun, Ok-bin Kim. Corée du Sud, 2h13. (Compétition)

 

Grand prix du festival en 2004 avec Old boy, Park Chan-wook revient dans la course à la Palme cette année. Si le dernier film du réalisateur, Je suis un cyborg, avait dérouté une partie de son public, ce nouvel opus devrait ravir tout le monde puisqu’il est la première plongée de ce dernier dans le cinéma d’horreur. Park Chan-wook retrouve ici pour la quatrième fois l’acteur Song Kang-Ho, également habitué de la Croisette, puisqu’il fut notamment au générique de The host ou, l’an dernier, Le bon, la brute et le cinglé.

Après s’être soumis à une expérience, un prête dévoué tombe malade. Peu à peu, il se transforme en vampire. Assoiffé de sans, il va tomber peu à peu dans la luxure et faire tomber tous les interdits de sa religion.
Voir la bande-annonce.

 

 

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L’imaginarium du Docteur Parnassus

Un film de Terry Gilliam avec Heath Ledger, Johnny Depp, Colin Farrell, Jude Law, Verne Troyer. France/Canada, 2h02. (Hors compétition)

 

Troisième sélection pour le réalisateur maudit Terry Gilliam, qui fut également membre du jury il y a huit ans. L’imaginarium du Doctor Parnassus nous promet de retrouver l’univers déjanté et féerique du metteur en scène de Brazil et Time bandits. Une fois de plus chez Gilliam, le film fut frappé d’une malédiction puisque dès le début du tournage, l’acteur principal Heath Ledger est décédé. Remplacé au pied levé par Johnny Depp, le tournage reprit après une brève interruption.

Propriétaire d’un spectacle itinérant, le Docteur Parnassus (Christopher Plummer) offre à chaque spectateur la possibilité de se plonger dans son coté joyeux ou sombre. Parnassus se charge ensuite de donner vie à ces songes. Mais le Docteur est lui-même frappé d’une malédiction : ayant passé un pacte avec le diable (Tom Waits), il va devoir être placé devant un terrible choix. La sortie française du film est prévue le 29 novembre.
Voir le reportage sur le tournage.

 

 

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Taking Woodstock

Un film de Ang Lee avec Emile Hirsch, Demetri Martin, Liev Schreiber. Etats-Unis, 1h50. (Compétition)

 

Première sélection pour Ang Lee, qui change radicalement de style après Le secret de Brokeback mountain, mais égratigne à nouveau un mythe américain. Sélectionné par Frémaux en toute dernière minute, Taking woodstock est une comédie prometteuse, qui devrait faire fureur dans les cinémas US cet été. On y retrouve acteurs très vogue : Emile Hirsch, récemment vu dans Speed racer, Liev Schreiber (actuellement dans Wolverine), et Jeffrey Dean Morgan, tout juste sorti de Watchmen après son rôle-clé dans Grey’s anatomy.

En vacances dans le motel de ses parents, un jeune homme se prend de passion pour le mouvement hippie. Sans le faire exprès, il va peu à peu donner naissance au concert qui révolutionna la musique et les mœurs d’une génération : Woodstock. Le film sortira en France le 9 septembre.
Voir la bande-annonce.

 

 

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L’épine dans le cœur

Un film de Michel Gondry. France, 1h22. (Séance spéciale)

Jamais annoncé nulle part, ce nouveau film de Michel Gondry fut une surprise totale. Et pour cause : ce documentaire fait partie des petits projets que le réalisateur de Soyez sympa rembobinez aime mener à bien, sans budget ni publicité. Il en fut de même Dave Chappelle's Block Party il y a quatre ans. Quasiment aucune information n’a filtré sur ce projet, sauf qu’il concerne la tante de Gondry, Yvette, au domicile de laquelle il tourna les séquences oniriques de La science des rêves. Mais inutile de s’avancer sur le style ou la teneur du film, tant le réalisateur sait surprendre.


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Antichrist

Un film de Lars Von Trier avec Charlotte Gainsbourg, Willem Dafoe. Danemark, 1h44 (Compétition)

 

Grand habitué de Cannes, Lars Van Trier a globalement eu tous les honneurs du festival. La quasi-totalité de ses films a été présentée dans une sélection ou une autre, il a obtenu la Palme d’Or, le Grand prix, le prix du jury et deux fois le Grand prix de la commission technique ! Il ne manquerait un festival pour rien au monde, même si sa phobie de l’avion l’oblige à faire le voyage en camping car, qu’il gare sur le parking du palace où il réside. La présence d’Antichrist en compétition n’est donc pas une surprise, même si chaque nouveau film du réalisateur est en soi la promesse de découvrir un territoire nouveau. D’autant que Von Trier fait ici ses premiers pas dans le cinéma d’épouvante.

Dans l’espoir de se remettre d’un deuil, un jeune couple (Charlotte Gainsbourg et Willem Dafoe) se rend dans son chalet, Eden, en pleine forêt. Peu à peu, des phénomènes paranormaux apparaissent. La nature reprend ses droits, et celle-ci serait le territoire du Diable…
Voir la bande-annonce.

 

 

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Soudain le vide

Un film de Gaspar Noé avec Nathaniel Brown, Paz de la Huerta, Cyril Roy. France, 2h30. (Compétition)

 

Chaque présence de Gaspar Noé sur la Croisette est l’assurance d’un scandale, le sommet ayant été atteint en 2002 lors de la projection d’Irréversible. Attendu depuis très longtemps, Soudain le vide devrait néanmoins assurer un beau binz puisque les premières rumeurs promettent un film qui remue les tripes. La plupart des acteurs sont ici peu connus ou débutants, mais que les habitués se rassurent : Philippe Nahon est bien au générique ! La musique est signée Thomas Bangalter, membre de Daft Punk et déjà auteur de la B.O. d’Irréversible.
Récemment installés à Tokyo, Oscar (Nathaniel Brown, dont c’est le premier rôle) et sa sœur Linda (Paz de la Huerta, que l’on retrouve dans le prochain Jarmush) vivent de petits boulots et forfaits. Elle est strip-teaseuse, lui fait de petits deals. Lors d’une descente de police, Oscar est touché par une balle. En état de mort cérébrale, il ne veut toutefois pas quitter le monde des vivants, car il a promis à sa sœur qu’il la protégerait toujours. L’esprit d’Oscar commence alors à divaguer entre passé, présent, et futur…

 

 

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Air doll

Un film de Hirokazu Kore-Eda avec Du-na Bae, Arata, Joe Odagiri. Japon. (Un certain regard)

 

Alors que Still walking sort tout juste sur nos écrans, le nouveau film de Hirokazu Kore-Eda apparaît dans la liste d’Un certain regard. C’est la troisième sélection du réalisateur, déjà deux fois en compétition avec Distance et Nobody knows. Bien que très peu d’informations aient filtré sur le film, on surveillera avec intérêt ce long métrage, dont le sujet déjanté pourrait faire des merveilles.
Du-na Bae, récemment vue dans The host, interprète une poupée gonflable qui est le seul horizon d’un employé de vidéo-club. A force d’amour, celle-ci vient peu à peu à la vie.

 

 

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