Midilibre.com
Tous les blogs | Alerter le modérateur| Envoyer à un ami | Voter pour ce Blog | Créer un Blog


« Rachel se marie, une famille sur le fil du rasoir | Page d'accueil | Agnès Varda expose à Sète ses variations sur la mer »

16 avril 2009

Tout a un prix, une tragi-comédie réglée comme une horloge

toutaunprix.jpgRemarqué à la prestigieuse foire du livre de Francfort, le premier roman de Clancy Martin, Tout a un prix, arrive en France avec plus d’un mois d’avance sur sa publication américaine. Se réclamant comme le successeur de Glengarry Glen Ross, le livre redonne vie à un personnage phare de la littérature américaine, le vendeur. Et se positionne par la même occasion comme une comédie acide qui n’a pas fini de faire parler d’elle.


A seize ans, Bobby Clark ne veut plus vivre dans son Canada natal. Le grand rêve américain le tente plus que jamais, et l’adolescent décide de rejoindre son grand frère Jim au Texas. Jim mène la belle vie : vendeur à succès dans une des plus grandes bijouteries de l’état, il roule en voiture de luxe, sort avec la belle Lisa (autre vendeuse à succès), et vit sa vie comme une surprise de chaque instant. Jim prend Bobby sous sa coupe, et décide de lui enseigner les ficelles du métier de bijoutier. Mais une fois passées les apparences, le milieu s’avère un repaire d’escroqueries et truandages, de fausses Rolex en commandes jamais honorées… Bobby réussira-t-il sa vie dans un tel panier de crabes ?

martin_clancy.jpgAncien propriétaire de bijouteries au Texas avant de devenir traducteur de Nietzsche et professeur de littérature, on imagine que Clancy Martin a beaucoup puisé dans son expérience personnelle pour ce premier roman. Pourtant, ce parcours atypique devient ici l’un des véritables atouts du livre : les scènes dans le milieu de la bijouterie, criantes de vérité, sont source d’un grand plaisir de lecture, avant que les rêves de ses personnages ne s’écroulent. Car, en bon roman initiatique rempli de désillusions, Tout a un prix n’oublie pas toutefois d’interroger le lecteur sur son expérience personnelle, et la part de subterfuge sur laquelle est basée.

Autre auteur rempli de cynisme, Benjamin Kunkel (Indécision) a qualifié Tout a un prix de « classique potentiel ». Un signe qui ne trompe pas.

 

« Tout a un prix » de Clancy Martin, traduit de l'anglais (Etats-Unis) par Olivier Deparis, Editions de l’Olivier, 320 pages, 22 €.

 

Commentaires

J'achète!

Ecrit par : A.D. | 24 avril 2009

Écrire un commentaire

NB : Les commentaires de ce blog sont modérés.