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25 janvier 2009
Sundance 2009 : tous les visages du cinéma indépendant (2/2)

Deuxième partie de notre sélection des films présentés au festival de Sundance 2009, avec la présentation des principaux films du palmarès.

The Yes Men fix the world
Cinq ans après leur premier opus cinématographique, les Yes Men sont de retour. Rappelons pour mémoire que ce duo d’amuseurs engagés, composé de Andy Bichlbaum et Mike Bonanno, se donne pour mission d’infiltrer les grands rassemblements économico-politiques de la planète. Déguisés en capitaines d’industrie, les Yes Men en profitent pour dénoncer les agissements de leurs “confrères”. Dans ce second film, ils s’attaquent à l’économie qui entoure les grandes catastrophes naturelles, dont l’ouragan Katrina. Voir la bande-annonce
(Spectrum - Documentaires)

Black Dynamite
Sans conteste l’un des films les plus remarqués cette année (Sony en a acquis les droits pour deux millions de dollars), Black Dynamite se présente comme un hommage aux films de “blaxploitation” des années 60. Black Dynamite est un justicier sans scrupules qui va devoir venger son frère, assassiné par le parrain du ghetto. D’autant que ce dernier fait circuler une drogue frelatée dans des bouteilles de bière sur-alcoolisée… Récemment vu dans The dark knight, Michael Jai White interprète le personnage-titre de ce second long métrage de Scott Sanders. Voir la bande-annonce
(Park City at midnight)

Brief interviews with hideous men
Adapté de Brefs entretiens avec des hommes hideux, recueil de nouvelles signé du regretté David Foster Wallace, le film est la première réalisation de John Krasinski, acteur dans la série The office (version US). Toute juste diplômée en anthropologie, Sara Quinn (Julianne Nicholson, vue dans la série New York police criminelle) est larguée sans explication par son petit ami. Elle entreprend alors une série d’entretiens avec des hommes de tous genres, afin de mieux comprendre le genre masculin. Elle n’est pas au bout de ses peines, ni de ses surprises.. A noter que le film ne dure qu’une heure douze, ce qui est plus que curieux quand l’on sait que le livre d’origine fait 600 pages !
(Compétition – Drames US)
Les films du palmarès

Grand Prix, fictions américaines
Push : based on the novel by Sapphire
Second long métrage de Lee Daniels, Push est l’adaptation du best-seller éponyme de la poète Sapphire, paru en France aux Editions de l’Olivier. Precious Jones (Gabourey Sidibe, dans son premier rôle), est une adolescente noire et obèse dont la vie est un enfer. Violée par son père, dont elle attend le second enfant, elle ne sait ni lire ni écrire. Sa mère la tient coupée du monde. Mais l’adolescente se rend bientôt compte que seule l’éducation pourra la sortir de ce cercle infernal. Voir une interview du réalisateur

Grand Prix, fictions étrangères
The maid (La nana)
Venu du Chili, The maid nous plonge dans le quotidien de la famille Valdes. Raquel est leur domestique depuis 23 ans, ce qui lui laisse l’illusion qu’elle est désormais un membre de la famille. Prenant son rôle très au sérieux, elle s’affronte de plus en plus fréquemment avec la fille ainée. Les Valdes pensent que ces disputes viennent du fait que Raquel est surchargée de travail, et tentent de lui trouver une aide. Pourtant, Raquel va voir d’un très mauvais œil ces “concurrentes”, et n’aura de cesse de leur saboter le travail.

Grand Prix, documentaires américains
We live in public
Nouveau long métrage de la documentariste Ondi Timoner après notamment le formidable DIG!, We live in public retrace, à travers dix ans d’images, le parcours de Josh Harris, un artiste qui tenta de révolutionner l’Internet à la fin des années 90. Après avoir recréé, dans les sous-sols de New York, une société artificielle de 100 artistes vivant en autarcie devant des caméras, Harris entreprend de mener l’expérience sur sa propre vie. Il verse 30 000 $ à sa petite amie pour que l’intégralité de leur quotidien soit filmé et retransmis sur un site web. Alors que l’expérience devient culte, Harris a perdu la tête : sa relation a implosé, avant de le voir finir en asile psychiatrique. Voir la bande-annonce

Grand Prix, documentaires étrangers
Rough aunties
La documentariste anglaise Kim Longinotto met en lumière le travail quotidien de Jackie, Mildred, Eureka, Sdudla et Thuli. Ces cinq femmes sont les créatrices de l’organisation caritative Bobbi Bear, basé Durban, en Afrique du Sud. Son objectif est de venir en aide à tous les enfants abusés sexuellement, et traduire les coupables en justice. Le documentaire nous plonge dans les nombreux entretiens menés par ces “rough aunties” avec les victimes, qui ont pour méthode de faire expliquer aux enfants les sévices subis en utilisant des ours en peluche. Voir un extrait

Meilleur réalisateur, fictions américaines
Sin nombre
Premier long métrage de Cary Fukunaga, Sin nombre est un thriller politique centré sur des immigrants mexicains à la frontière américaine, lors de leur voyage qui peut leur offrir leur vie rêvée, si seulement il ne coûte pas la vie… Sayra (Paulina Gaitan) est une adolescente originaire du Honduras dont l’univers se limite au Mara Salvatrucha, le train qui traverse la frontière mexicaine. Accompagnée de son gang Smiley et Casper, Sayra va rencontrer pendant son voyage de nombreux autres immigrants, tous pris dans une volonté vitale de trouver un quotidien radieux. Voir une interview du réalisateur
Voir la première partie
17:53 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : sundance film festival 2009, push, we live in public, black dynamite, brief interviews with hideous men, the maid























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