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28 août 2006
Des serpents dans l’avion, et pas grand chose sous le capot

Toutes les grands-mères vous le diront : le curiosité est un vilain défaut. Telle est la réflexion que je me suis faite alors que le générique de fin défilait sur l’écran. Le film qui précédait ? Des serpents dans l’avion, traduction littérale de Snakes on a plane, le titre original. La précision est d’importance, elle est même la raison majeure qui m’a conduit devant le film, qui sort mercredi en France.
Tout internaute cinéphile a au moins une fois dans l’année passée entendu parler du phénomène. Résumons en quelques mots : il y a un an et demi, un scénariste inconnu déclare en plaisantant sur son blog qu’il va écrire un film titré Snakes on a plane. La note prend de l’importance chez les blogueurs, qui somment presque le scénariste de se mettre au travail. Quelques semaines passent, et New Line met en chantier le film, avec Samuel L. Jackson en tête d’affiche. La nouvelle déclenche alors un enthousiasme sans précédent sur le web : des milliers de blogs se créent, les internautes hurlent presque leurs desiderata au réalisateur. New Line se frotte les mains devant le phénomène, et laisse les internautes mettre en ligne fausses affiches, bandes-annonces, etc.. L’expression « Snakes on a plane » est ainsi devenue en quelques mois une expression du langage courant américain, un peu équivalente à notre « c’est la vie ». Et, phénomène inédit, un plagiat du film, Snakes on a train, sort en DVD le même jour que l’original dans les salles américaines.
Et le film, dans tout ça ? Voilà donc la question qui m’amène à le visionner. La curiosité, donc. Au moins, on n’est pas volés sur la marchandise : on a bien des serpents dans un avion, avec Samuel Jackson en agent du FBI, le tout englobé dans un scénario digne du pire épisode de la pire série TV policière américaine. Le réalisateur, David R. Ellis (dont les principaux faits d’armes sont Destination finale 2 et la réalisation seconde équipe de Matrix reloaded)
se doute bien qu’il n’est pas là pour faire du grand cinéma, et se contente du strict minimum syndical, à quelques rares exceptions près (les scènes vues par les serpents, par exemple). Et l’on se demande pourquoi les scénaristes se sont échinés à chercher un nom au personnage de Sam Jackson, tant l’acteur se contente d’incarner ce que le public attend de lui.
En clair, si vous avez une heure et demie à tuer, le film fera amplement son office de divertissement estival, grâce à quelques scènes catastrophes relativement bien fichues, et son quota de jolies filles, bien fichues elles aussi. Personnellement, j’avoue volontiers avoir perdu mon temps, et avoir été victime directe d’un phénomène dont l’ampleur est plus qu’inversement proportionnelle à la qualité du film qui en est à l’origine. Mais je ne blâme que moi-même. Ma grand-mère me l’avait bien dit…
Un film de David R. Ellis avec Samuel L. Jackson, Julianna Margulies, Nathan Phillips, Rachel Blanchard…
17:10 Publié dans Critiques cinéma, Loisirs/Culture | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
















Commentaires
Le film me fait assez languir!
Rien que le titre... tellement foireux qu'on se croirait revenu en plein des années 80 avec les films de la cannon!
Ecrit par : ants | 29 août 2006
Et une bande annonce pour la table numéro 2, une!
http://www.dailymotion.com/video/xbws3_snakes-on-the-plane
Ecrit par : Celine Roulier | 30 août 2006
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