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15 juillet 2006
Spécial Rob Zombie (1/2) : La maison des 1000 morts
Cette semaine sortent quasi-simultanément en France les deux premiers films de Rob Zombie, La maison des 1000 morts (le 12 juillet en DVD), et The devil’s rejects (le 19 au cinéma). A cette occasion, je vous propose une série de deux articles, pour présenter l’un des diptyques les plus barges de ces dernières années.

Tout d’abord, prévenons les âmes sensibles : La maison des 1000 morts est un film d’horreur assez éprouvant, assez loin dans son intensité des récents remakes hollywoodiens de films asiatiques (Ring, Dark water, etc.) ! Rob Zombie ne se fixe aucune limite dans l’horreur, et la dernière heure du film peut provoquer de réels cauchemars…
Dans les années 70, Jerry, Mary, Bill et Denise sont deux couples d’adolescents traversant les routes américaines en voiture. Passionnés de lieux atypiques trouvés sur leur chemin, les deux garçons décident de s’arrêter au Musée des horreurs du Capitaine Starling (Sid Haig, figure légendaire de la série B des années 70, également vu dans Jackie Brown de Tarantino), une curieuse échoppe vendant à la fois de l’essence, du poulet grillé, et faisant office de train fantôme !!! Voyant l’intérêt des jeunes gens pour le macabre, Starling leur raconte la légende du Dr. Satan, un chirurgien local ayant commis des meurtres en série. Il leur indique comment trouver l’arbre tout proche auquel le Docteur a été pendu. Sur la route, les quatre aventuriers prennent en stop Baby (Sheri Noon), une jolie jeune femme. Mais leur voiture tombe en panne. Alors que Baby est partie chercher la dépanneuse de son frère, le destin des adolescents va littéralement tourner au cauchemar...
Lorsque Rob Zombie, alors leader du groupe de métal White Zombie, annonça à la fin des années 90 qu’il envisageait de se reconvertir dans le film d’horreur, personne ne fut vraiment surpris. Ce personnage hors normes de la musique américaine avait depuis longtemps clamé sa passion pour ce genre de cinéma et, par ailleurs, avait montré de sérieuses capacités de mise en scène dans nombreux de ses clips.
Il n’en fallu pas plus pour que les studios Universal lui confient les rênes de cette Maison des 1000 morts, annoncée avant même son tournage comme un film d’horreur d’un genre totalement nouveau.
Tourné pour moins de 10 millions de dollars, un investissement mineur pour le studio, le long métrage dut cependant attendre trois ans avant de sortir dans les salles américaines. Dès les premières projections-test, Universal rendit à Zombie les droits du film, le jugeant trop extrême pour une société de cinéma familial ! MGM tenta de prendre la relève, mais se désista également à la dernière
minute. C’est finalement Lions gate qui sortit le film, inaugurant ainsi une longue lignée de films d’horreur (Saw, Descent, Hard candy…) distribuée par cette société canadienne. Le film perdra dans la bataille près de vingt minutes, coupées au montage afin de présenter un film malgré tout soutenable par un public, mais connut un certain succès auprès des amateurs.
La maison des 1000 morts ne tient pas totalement ses promesses sur tous les fronts. Le scénario du film est assez classique, reprenant de nombreux éléments des classiques du genre, et surtout de Massacre à la tronçonneuse. Autant dire que le film se passe de scénario ! Mais Zombie surprend (ou repousse !) son public grâce au style visuel du film, qui s’inspire beaucoup du vidéo-clip. Après vingt minutes de scènes d’exposition, le film ne se fixe plus aucune limite, et enchaîne scène choc après scène choc. Inutile de dire que les nerfs en prennent un sacré coup, le sentiment de malaise profond étant accentué par les nombreux effets visuels du film qui, s’ils diminuent l’impact des crimes du film, rajoutent à la pression une véritable épreuve pour la rétine !!
La maison des 1000 morts est donc, une fois encore, un film réservé à un public habitué à l’horreur extrême sur grand écran. Les autres peuvent toujours tenter de découvrir ce film étrange, souvent malsain, mais bénéficiant d’un style unique en son genre.

Un film de Rob Zombie avec Sid Haig, Sheri Noon, Bill Moseley, Karen Black, Chris Hardwick...
DVD édité par Métropolitan, 20 €
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Ci-dessous, une vidéo représentant bien le style film :
17:25 Publié dans Critiques cinéma, DVD, Loisirs/Culture | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : The devil's rejects, Rob Zombie, House of 1000 corpses, La maisons des 1000 morts, critique, review, Culture Café























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