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11 novembre 2005
Tronic Café : Die nacht der lebenden Loser (Night of the living dorks)
J’inaugure aujourd’hui une nouvelle rubrique, « le film de la semaine ». Comme son nom l’indique, elle proposera toutes les semaines la critique d’un film méritant d’être distingué. Mais, à l’inverse des rubriques de la presse généraliste, je m’arrêterai peu ici sur des longs métrages de l’actualité des sorties. Curiosités étrangères inédites en France, chefs d’œuvre méconnus du passé, séries B et Z viendront investir cet espace. Mais place maintenant à la critique inaugurale…
Au même titre que Dracula et Franlenstein pour les années 30, les morts-vivants sont devenus les personnages les plus emblématiques du cinéma d’horreur réalisé depuis trente ans. Après les classiques de George Romero et Lucio Fulci, on assiste aujourd’hui à une « nouvelle génération » de ces films, inaugurée il y a deux ans par la comédie anglaise Shaun of the Dead, et l’an dernier par le drame français Les revenants. Il aura fallu près d’an an pour que l’on découvre Die nacht der lebenden Loser (ou Night of the living dorks en anglais), série B allemande présentée par le critique Harry Knowles comme le « film inédit méritant le plus une distribution mondiale ». Il n’en fallut pas plus pour attirer notre attention…
Tournant en dérision tous les poncifs du cinéma de Romero et consorts, Night of the living dorks fournit de très belles scènes de comédie, malheureusement gangrenées par une trivialité de ton propre à la comédie adolescente américaine (Road trip, American pie, etc.). C’est le point le plus négatif du film de Mathias Dinter, anciennement scénariste pour la télévision allemande. Afin de se garantir un succès international, le réalisateur a préféré couper court à la spécificité européenne de son film, qui met relativement peu en avant la violence graphique, pour se rattacher à ce que le cinéma d’outre-atlantique fait de plus vulgaire. Dommage, car c’est lorsque Dinter oublie quelques instants ses « modèles » américains que son film devient véritablement drôle !
Un film de Mathias Dinter avec Tino Mewes, Manuel Cortez, Thomas Schmieder, Collien Fernandes…
Disponible en DVD zone 2 allemand chez Highlight Film
Visionnez la bande-annonce du film (en Allemand) :
14:25 Publié dans Cinéma, Critiques cinéma, Tronic café | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Die nacht der lebenden Loser, Night of the living dorks, Mathias Dinter, critique, review, Christophe Greuet, Culture Café






















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