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11 novembre 2005

Tronic Café : Die nacht der lebenden Loser (Night of the living dorks)

J’inaugure aujourd’hui une nouvelle rubrique, « le film de la semaine ». Comme son nom l’indique, elle proposera toutes les semaines la critique d’un film méritant d’être distingué. Mais, à l’inverse des rubriques de la presse généraliste, je m’arrêterai peu ici sur des longs métrages de l’actualité des sorties. Curiosités étrangères inédites en France, chefs d’œuvre méconnus du passé, séries B et Z viendront investir cet espace. Mais place maintenant à la critique inaugurale…

medium_poster_lg01.jpgAu même titre que Dracula et Franlenstein pour les années 30, les morts-vivants sont devenus les personnages les plus emblématiques du cinéma d’horreur réalisé depuis trente ans. Après les classiques de George Romero et Lucio Fulci, on assiste aujourd’hui à une « nouvelle génération » de ces films, inaugurée il y a deux ans par la comédie anglaise Shaun of the Dead, et l’an dernier par le drame français Les revenants. Il aura fallu près d’an an pour que l’on découvre Die nacht der lebenden Loser (ou Night of the living dorks en anglais), série B allemande présentée par le critique Harry Knowles comme le « film inédit méritant le plus une distribution mondiale ». Il n’en fallut pas plus pour attirer notre attention…


Sorte de « American Pie rencontrant Day of the dead », Night of the living dorks centre son action autour de trois lycéens malchanceux avec les filles, Philip, Wurst et Konrad. Afin d’attirer l’attention des plus belles filles du lycée, les trois garçons suivent leur amie Rébecca, attirée par la culture gothique, dans une séance de magie noire. Alors que l’expérience semble se terminer sur un bide innommable, les trois adolescents périssent dans un tragique accident de voiture. Mais bientôt, ceux-ci vont reprendre vie dans la morgue de l’hôpital. Devenus des morts-vivants, ils vont mener quelques jours une existance paisible, cette nouvelle « vie » ayant elle aussi ses avantages. Insensibles à la douleur, ils deviennent même malgré eux les héros de leur établissement scolaire ! Mais bientôt, les trois garçons vont entamer leur transformation en zombies assoiffés de sang humain. Rébecca va alors tout faire pour trouver un antidote, et leur permettre de redevenir de simples mortels…
medium_nightlivingdorks.jpgTournant en dérision tous les poncifs du cinéma de Romero et consorts, Night of the living dorks fournit de très belles scènes de comédie, malheureusement gangrenées par une trivialité de ton propre à la comédie adolescente américaine (Road trip, American pie, etc.). C’est le point le plus négatif du film de Mathias Dinter, anciennement scénariste pour la télévision allemande. Afin de se garantir un succès international, le réalisateur a préféré couper court à la spécificité européenne de son film, qui met relativement peu en avant la violence graphique, pour se rattacher à ce que le cinéma d’outre-atlantique fait de plus vulgaire. Dommage, car c’est lorsque Dinter oublie quelques instants ses « modèles » américains que son film devient véritablement drôle !

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Un film de Mathias Dinter avec Tino Mewes, Manuel Cortez, Thomas Schmieder, Collien Fernandes…
Disponible en DVD zone 2 allemand chez Highlight Film

Visionnez la bande-annonce du film (en Allemand) : 

 

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